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Poser une cloison en ossature métallique se fait en quatre étapes : traçage, montage des rails et montants, vissage des plaques, puis finitions des joints. Ce guide vous donne les dimensions exactes, les outils et les repères de pro pour un résultat solide, droit et prêt à peindre.
Ce qu’il vous faut pour monter votre cloison
Avant de remplir votre caddie, une question : quelle épaisseur ? C’est elle qui fixe le budget.
À connaître :
- Rail : en U, fixé au sol, il reçoit les montants.
- Montant : en C, il porte les plaques.
- Fourrure : en chapeau, pour doubler un mur.
- Suspente : tige qui accroche la fourrure au plafond.
Quelle épaisseur choisir ?
La 72/48, c’est 74 mm d’épaisseur, 48 mm d’ossature et une plaque par face. Elle tient jusqu’à 2,50-2,70 m en montant simple.
La 98/48, double plaque sur un parement, monte à 4,30 m et isole à 52 dB. Un bon choix pour le bruit.
Réponse courtePour une 72/48, comptez 10 à 25 €/m² de fournitures, et 50 à 70 €/m² si vous faites poser par un pro.
L’ossature pèse 4 à 6 €/m², les plaques 10 à 15 €/m², le reste en vis et enduit. Pour 10 m², ça fait 40 à 60 € de profilés et 100 à 150 € de plaques.

Un rail R48 de 3 m coûte 3,99 €, un montant de 2,49 m aussi. Lot de dix : 19,90 €.
Préparer le support et tracer vos repères
Le tracé au sol décide de la rectitude de toute la cloison. Avant de poser le premier rail, vous devez le reporter au cordeau traceur ou au bleu à tracer.

- Vérifier un sol sain, capable de porter la structure
- Vérifier un plafond sain, capable de porter la structure
Pensez à l’épaisseur finie. Pour une ossature R48 avec plaque BA13 de 13 mm de chaque côté, comptez 74 mm.
Côté outillage, prévoyez :
- Mètre, équerre et cordeau à tracer
- Niveau à bulle ou laser
- Cisaille ou grignoteuse pour les profilés
- Pince à sertir, visseuse et cutter
Ce travail ouvre les quatre étapes : mesures et traçage, ossature, plaques, finitions. Vous en êtes au premier, il conditionne les autres.
Poser l’ossature : rails et montants, étape par étape
Le rail bas se fixe au sol avec des chevilles à frapper sur béton, espacées de 50 à 60 cm et à 10 cm des bords. Sur bois, des vis à bois ; sur plafond plâtre, chevilles Molly ou vissage direct.

Le rail haut se fixe au plafond en reportant l’aplomb du rail bas, au niveau laser ou au fil à plomb. Même cadence : tous les 60 cm, avec les chevilles adaptées à votre support.
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Couper et insérer
Coupez chaque montant à la hauteur entre rails, moins 1 cm pour qu’il coulisse librement. Insérez-le dans le rail en exerçant une légère torsion.
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Respecter l’entraxe
L’entraxe standard est de 60 cm : une plaque BA13 de 120 cm trouve trois points d’appui, deux bords et le centre. C’est la clé d’une cloison plane et solide.
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Adapter la densité
Au-delà de 2,60 m de hauteur ou pour une charge lourde, resserrez l’entraxe à 40 cm.
Solidarisez chaque montant aux rails par sertissage à la pince, ou par vis autoforeuses. Pour les montants mis dos à dos, préférez la vis : le sertissage y est difficile.
Pour intégrer une porte, placez des montants d’huisserie doubles de chaque côté de l’ouverture, vissés sur le bâti tous les 60 cm. Au-dessus, un rail coupé avec deux remontées d’équerre repliées à 90 degrés, et un montant central au milieu.
Face à une poutre, une corniche ou une marche, entaillez les ailettes pour plier le rail et épouser les formes. Vous gardez une assise continue, même en angle.
Poser les plaques et réussir les finitions
Tout se joue avant de visser : vos plaques doivent tomber bord à bord sur un montant, jamais à cheval sur le vide. Les repères au milieu des BA13 vous guident, et le principe vaut aussi quand vous condamnez une fenêtre intérieure.

Les joints s’alternent d’un côté à l’autre : démarrez par une demi-plaque pour qu’ils ne se trouvent jamais en face l’un de l’autre.
Vissage des plaques :
- Partie courante : 30 cm entre les vis.
- Rives : 20 cm.
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Passe 1
Noyez la bande à joint papier micro-perforé dans l’enduit.
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Passe 2
Appliquez une couche d’enduit de lissage, laissez sécher.
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Passe 3
Poncez puis lissez une dernière fois : la surface est prête à peindre.
Les angles saillants, eux, réclament une cornière métallique : elle protège l’arête et évite les joints en trop.
Et si le bruit vous inquiète, doublez chaque face : deux plaques au lieu d’une, sur la même ossature. Le confort grimpe sans rien changer à la structure.
Les erreurs à éviter et comment les rattraper
Les erreurs qui compromettent la solidité :
- Entraxe raté : au-delà de 60 cm, vos plaques perdent leurs trois points d’appui. Resserrez à 40 cm dès 2,60 m.
- Sertissage forcé : sur montants dos à dos, la pince ne passe pas. Préférez des vis autoforeuses.
Pensez aussi au calepinage : alternez les joints d’un côté à l’autre et partez d’une demi-plaque en début de mur. Les joints se traitent en trois passes, séchage entre chaque.

Ce qui marche
En ossature bois, combles aménagés, zone très froide, pièce humide.
À éviter
Pour une cloison standard, vous pouvez vous en passer.
S’il est là, répartissez l’isolant selon la règle des 2/3-1/3 : deux tiers côté froid, un tiers côté chaud. En montagne, on passe à 3/4-1/4.
Avant de finir :
- Entraxe à 60 cm maximum.
- Joints alternés.
- Pare-vapeur du bon côté.
Ce qu’on ne fait pas soi-même : charges et normes
Vous pensiez peut-être qu’une cloison en placo ne supportait rien de lourd. C’est vrai en standard, mais la marge se joue sur les plaques et les montants.

| Configuration | Poids par fixation |
|---|---|
| 72/48 BA13 standard | 15 kg |
| Montants de 70 mm | 30 kg |
| Plaques Habito 13 mm | Jusqu’à 80 kg |
Au-delà de 15 kg, passez aux montants de 70 mm ou aux plaques Habito. Le DTU 25.41, lui, impose des joints en trois passes et 47 dB minimum entre logements ; comptez 42 à 61 dB selon votre configuration. Pour une charge supérieure à 80 kg ou un mur porteur, un plaquiste s’impose.
Pourquoi choisir l’ossature métallique plutôt que le bois ?
Le budget tranche vite : 4 à 6 €/m² d’ossature contre 50 à 150 €/m² pour une cloison en bois. Deux à trois fois moins cher pour le métal.

L’acier galvanisé ne craint pas l’humidité. Il dure sans traitement, même en salle de bains. Le bois, lui, reste sensible.
Côté chantier, en plus :
- Rapidité : moins de découpe qu’avec le bois.
- Acoustique : 42 à 61 dB avec laine minérale, montants perforés pour les gaines.
Les deux matériaux se combinent aussi. Dans une construction à ossature bois, le profilé métallique se fixe sur les montants porteurs, avec un décalage limité à 30 cm.
Et pour doubler un mur existant sans monter de cloison, le doublage sur ossature avec laine minérale reste économique : 35 à 55 €/m² posé.
Pour votre prochain aménagement, vous connaissez le coût de chaque geste : 10 à 25 €/m² en fournitures si vous posez vous-même, 50 à 70 €/m² si vous déléguez. Comparez les deux options et lancez-vous : l’ossature métallique reste la solution la plus simple et la moins chère.





